De la nécessité de s’opposer à la gangrène racialiste et prétendument « antiraciste ».
Les prémices de la guerre civile, timidement évoquées hier respectivement par Hollande puis Collomb (bien qu’ils aient été eux-mêmes responsables de ce chaos) résonnent aujourd’hui comme des réalités effectives et des dangers pour l’avenir contre lesquels nous devons nous élever, en tant qu’individus éclairés mais aussi en tant qu’individus rattachés à notre conscience de peuple. Personnellement, et je l’ai toujours dit, je crois que cet affrontement est inévitable, puisqu’il est en réalité le résultat d’un long processus de décontrusction et même d’acculturation de notre identité de peuple et de notre héritage national par nos autoproclamées « élites ». Cela ne veut pas dire que je ne considère pas comme absolument nécessaire de faire entendre la voix de l’unité et de l’honnêteté historique face à ceux, quel que soit leur camp, qui cherchent à transposer une guerre raciale dans notre pays. Cela démontre d’ailleurs les effets néfastes, si certains en doutaient encore, de l’américanisation de notre société. Je juge pour ma part que tout ce qui vient de cet Etat “moderne” est résolument à jeter à la poubelle, où à défaut, qu’il faut se battre viscéralement pour que leur réalité ne devienne pas la nôtre. Je ne dénie pas aux américains le droit de vivre comme ils le souhaitent, en fonction de leur héritage, car ils sont les seuls maîtres de leur destin, mais je réaffirme haut et fort que la France n’est (Dieu merci) pas les Etats-Unis, et que nous n’avons absolument rien en commun. Nous n’avons ni la même histoire (et donc, de facto, pas le même héritage et patrimoine culturel), ni la même vision des rapports humains, ni la même conception de la prétendue « race ». La France ne s’est jamais construite sur une vision racialiste de la société, ce qui n’est pas le cas des Etats-Unis, qui ont eu des lois ségrégationnistes jusque dans les années 60. Les Etats-Unis ont pratiqué l’esclavage sur leur propre sol, ce qui n’est pas le cas de la France hexagonale.
L’idéologie des militants prétendument « antiracistes » de Black Lives Matter ou d’autres mouvances gangrène aujourd’hui une partie de notre classe politique, mais également toutes les hautes sphères de la société : les milieux culturels, artistiques, du show-business, financiers, etc. Ce qui démontre par ailleurs que leur combat n’est absolument pas (même s’ils sont naïvement convaincus du contraire) une menace pour l’Oligarchie dirigeante… Le véritable combat à contre-courant serait de réaffirmer les réalités historiques face à des excités de la race donneurs de leçons de morale… et de siffler la fin de la cour de récréation.
Mettre en parallèle l’affaire du meurtre de George Floyd aux USA et l’affaire des Traoré en France est non seulement un processus malhonnête, car ces deux affaires n’ont absolument rien à voir entre elles, mais également un parallélisme dangereux car reposant sur le seul dénominateur commun entre ces deux individus : leur couleur de peau. Avant de continuer, il convient de rappeler des éléments factuels, incontestables mais pourtant batus en brèche par les militants Black Lives Matter (aux USA comme en France). Aux Etats-Unis et jusqu’en 2008, 93% des crimes commis sur des afro-américains étaient commis par d’autres afro-américains. Ce pourcentage, publié par the Bureau of Justice -puisque les statistiques ethniques sont autorisées aux USA, ce qui marque une nouvelle fois notre différence fondamentale dans la construction de nos rapports sociaux-, est passé à 91% depuis 2008. La réalité est que les afro-américains se tuent entre eux, pour des questions de rivalités de territoire, de gangs, de trafics d’armes et de drogues.
Concernant Adama Traoré, il s’agissait d’un délinquant multi-récidiviste, comme une bonne partie des membres de sa famille. Certains ont même commis des crimes. Il a refusé d’obtempérer à un contrôle de police, et s’est engagé dans une véritable course poursuite avec les forces de l’ordre. Evidemment, rappeler cette réalité n’est en rien une justification ou une manière de relativiser la mort de cet individu. Mais les expertises judiciaires ont été claires : il n’est pas mort du fait de cette interpellation. Que des militants racialistes (et donc racistes) se saisissent de cette affaire pour la mettre en parallèle avec celle de George Floyd est une folie, car ces deux faits divers n’ont rien à voir entre eux et les faits le prouvent. Je considère même, mais ce n’est que mon opinion, que c’est une insulte faite à George Floyd.
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Le chantage victimaire et l’imposture du « privilège blanc ».
Si certains blancs (je suis navré d’avoir à parler ainsi, car j’ai toujours refusé l’ethnicisation du débat mais je suis obligé de reprendre les termes de mes adversaires politiques) sont convaincus de cette hérésie, c’est simplement parce qu’ils sont privilégiés n’ont pas du fait de leur couleur de peau mais de leur classe sociale. Les blancs qui relatent cette thèse loufoque sont en réalité des blancs privilégiés car appartenant à la classe sociale supérieure. C’est leur position de classe qui leur permet de croire en cette thèse et de tenir ces discours ethnomasochistes, et non leur composition génétique. Allez dire à un petit blanc enraciné fils d’agriculteurs ou d’ouvriers au fin fond de la Creuse ou de Limoges qu’il est privilégié… alors qu’il n’aura même pas, ou très difficilement, accès à l’Université ou aux grandes écoles. Je ne suis pas certain qu’il puisse prétendre jouir de ce fameux et fantasmé « privilège blanc » relayé par les plus aisés de la société et vivant dans les grandes métropoles mondialisées.
En réalité, on a créé la lutte des races (comme jadis la guerre des sexes) pour empêcher la lutte des classes et la nécessité de nous interroger sur les véritables problématiques qui se posent à nous collectivement. Partout et en tout temps, les ultra riches ont toujours été non seulement les décisionnaires, mais surtout les véritables responsables des politiques scélérates qui nous ont été imposées, engendrant le chaos et la division pendant qu’ils continuaient à s’enrichir. Ce fut déjà le cas du temps de la colonisation et même de l’esclavage, ces sujets si chers à nos militants racialistes -bien que très peu éclairés et au fait de la réalité et complexité historique de ces sujets-. Moins d’1% de la population française à l’époque avait des esclaves. Ceux qui partaient en bateau pour des contrées lointaines, aux Antilles ou ailleurs, étaient des ultra privilégiés et vivaient déjà en totale déconnexion avec le reste de la population française, pauvre et paysanne.
En conséquence, vouloir aujourd’hui « faire payer » (selon les propres termes des manifestants) ces réalités vieilles de plusieurs siècles est une imposture, une malhonnêteté intellectuelle (une fois de plus) et une insulte. Premièrement parce qu’il n’existe pas de responsabilité collective. Nous n’avons qu’une responsabilité individuelle de nos actes. Ensuite, et c’est une réalité qu’il convient de rappeler inlassablement : parce que tous les peuples du Monde, partout, à travers toutes les civilisations, ont soit colonisé, soit réduit en esclavage ou eu des volontés impérialistes sur leurs voisins. Pourquoi ne parle-t-on jamais de l’Empire colonial japonais, qui a occupé quasiment l’intégralité du littoral chinois pendant des siècles? Des japonais qui ont imposé des prénoms japonais aux coréens? Pourquoi ne parle-t-on pas de la traite négrière par les arabo-musulmans, qui a duré plus de treize siècles et fait, selon certains anthropologues et historiens sénégalais, plus de victimes en Afrique que la traite négrière commise par les occidentaux? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’Empire Ottoman?
Loin de moi l’idée de vouloir relativiser notre Histoire ou de faire porter à d’autres d’éventuelles responsabilités dans les névroses de certains. Je ne suis ni un partisan de la concurrence mémorielle ni un adepte de la pleurniche victimaire ou de la repentance. Je rappelle simplement quelque chose d’historiquement indiscutable : nous avons tous été des colonisateurs et esclavagistes. C’est ainsi. Je regarde l’Histoire dans sa globalité, dans sa complexité, avec toutes ses nuances, et j’accepte par ailleurs toute l’histoire de mon pays, la France, même les heures les moins glorieuses, parce que je ne peux pas changer l’Histoire et parce qu’il convient de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Et parce que je n’ai personnellement colonisé ni déporté personne, et que je n’ai pas à porter la responsabilité de ce qu’un de mes ancêtres aurait éventuellement commis il y a 600 ans. (Une éventualité d’ailleurs très relative voire quasi nulle ayant connaissance de mon héritage familial et également de ma composition génétique…).
Nous vivons une véritable inversion des réalités et des principes. Ces manifestants qui prétendent défiler pour plus de « justice » sont en réalité, consciemment ou non, porteurs en eux d’une vision racialiste (et donc, raciste, car définissant et réduisant l’individu à sa simple appartenance ethnique) et donc animés par la haine et la revanche, considérant qu’il y aurait des victimes sempiternelles face à l’Histoire… et des oppresseurs éternels (à savoir, dans leur esprit, les blancs). C’est une vision profondément raciste, non seulement à l’égard des blancs mais également des noirs, puisqu’ils considèrent qu’être noir serait un désavantage voire un inconvénient absolument majeur et inaliénable dans nos sociétés occidentales pour s’accomplir pleinement. C’est absolument surréaliste, encore plus surréaliste de recevoir des leçons de morale de la part de ces individus. Ces militants, naïfs voire carrément ignorants devant les réalités historiques, veulent transposer l’hyper-violence et la racialisation de la société américaine dans notre société. En tant que français, non de sang mais de coeur, attaché à la vérité et à l’unité nationale, je m’opposerai toujours à l’ethnicisation du débat et à la transposition des réalités -fantasmées ou effectives- américaines dans mon pays. Je m’attacherai toujours à défendre les droits de tous, le bien commun, en dépit des appartenances ethniques, religieuses, sexuelles ou que sais-je encore. Ces divisions sont nocives et nous éloignent des véritables enjeux : l’appauvrissement de notre société (réalité aggravée depuis le COVID19), le déclassement généralisé, les guerres impérialistes et néo-coloniales plus que jamais effectives (dont nos militants Black Lives Matter ne se saisissent jamais), l’insécurité physique et morale qui nous éloigne chaque jour un peu plus les uns des autres.
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