Pantine fait sa révolution!


Les réactionnaires, les machistes et autres tenants du terrible "patriarcat" n'ont qu'à bien se tenir : cette année, Pantine entre dans l'arène. Afin de "lutter contre les inégalités femme-homme et le sexisme", le maire socialiste de Pantin et ses administrés ont décidé de frapper fort... en féminisant symboliquement le nom de leur ville pour 2023. Pantin devient donc Pantine!
On pourrait se contenter de rire de cette décision aussi grotesque qu'anecdotique, puisque -à priori- rire à cette annonce reste la réaction naturelle et spontanée de tout individu normalement constitué et préservé des délires progressistes, mais les déclarations officielles du maire de Pantin (pardon, Pantine) laissent hélas à penser que cela ne relève pas uniquement de la simple bouffonnerie, mais également d'une véritable conviction et stratégie politique. Et c'est là que commence, en vérité, la véritable blague, sur laquelle il convient de s'arrêter et qui nécessite d'être déconstruite, tant sa chute est absolument désastreuse.
Féminiser pour "lutter", c'est ce à quoi nous ont habitués, contraints et condamnés les socialistes et leurs soutiens depuis des décennies sur la question des dites inégalités, pour divertir les plus naïfs et satisfaire les bobos, en leur donnant le sentiment que leurs délires névrotiques sont écoutés... tout cela au grand dam des français du quotidien. Mais ces agitations ubuesques et caricaturales de nos élites progressistes témoignent surtout, et c'est le plus tragique, de leur totale déconnexion avec le pays réel et les véritables problèmes auxquels sont confrontés les français. Elles illustrent aussi, qu'elles l'admettent ou non, leur mépris manifeste -et habituel- du peuple. 
A l'heure où les français voient se dresser devant eux le mur de l'inflation (dont on ne peut encore mesurer la hauteur), où certains doivent choisir entre se nourrir et se chauffer, au moment où les petites et moyennes entreprises, tissu économique de notre pays, s'effondrent en cascade sous le poids des charges toujours plus délirantes, en bref, à l'heure où notre pays traverse une crise socio-économique et politique inédite depuis trente ans, certaines de nos élites progressistes se préoccupent du genre d'un toponyme. Peut-on s'attendre à pire mépris que celui-ci? 

Le maire de Pantin et ses soutiens s'enfoncent dans l'absurde.

Bertrand Kern (maire de la ville), un apparatchik socialiste de la première heure, et chevalier de la Légion d'honneur (sans doute décoré pour sa constante docilité à l'égard de ses mentors socialistes comme Claude Bartolone) persiste et signe : "Pantin s'engage résolument pour l'égalité entre les hommes et les femmes et devient Pantine. Nous venons interpeller. Nous voulons qu'il y ait une prise de conscience". S'il y a prise de conscience, et notamment de la part des pantinois eux-mêmes à en juger par les témoignages récoltés, c'est bien sur la sottise d'une telle mesure!
Considérer que la lutte contre les (dites) discriminations et le sexisme passerait également par la féminisation de la langue relève simplement de l'hérésie et du ridicule. Un ridicule auquel nous sommes désormais habitués avec les architectes du "progressisme". En vérité, ces pitreries partisanes et idéologiques n'ont qu'une seule vocation : celle de ne pas résoudre les véritables problèmes et souffrances de la population. En observant le chaos auquel sont livrés quotidiennement les pantinois, on comprend peut-être mieux le sens de cette chorégraphie wokiste du Maire. Entre l'insalubrité, les agressions, les vols à l'arraché et le trafic de drogue, les habitants vivent un véritable enfer au quotidien, aux dires mêmes des associations d'élus locaux et de riverains qui réclamaient il y a quelques semaines encore "davantage de pression policière sur les trafiquants et une prise en charge des pathologies psychiatriques". 
Les chiffres sont édifiants : la ville a enregistré une hausse de 14,9% de la délinquance en 2021 par rapport à l'année précédente, et plus inquiétant encore... une augmentation de 36% des agressions sexuelles en 2020 (année du confinement!). Ces réalités dramatiques, qui témoignent sans équivoque (sinon pour ces élites bien-pensantes déconnectées du réel) de l'ensauvagement global de notre pays ne méritent-elles pas une attention particulière et même prioritaire de la part des pouvoirs publics locaux et nationaux? Jusqu'à quand vont-ils s'enfoncer dans l'absurde?

 De la nécessité de s’opposer à la gangrène racialiste et prétendument « antiraciste ».


Les prémices de la guerre civile, timidement évoquées hier respectivement par Hollande puis Collomb (bien qu’ils aient été eux-mêmes responsables de ce chaos) résonnent aujourd’hui comme des réalités effectives et des dangers pour l’avenir contre lesquels nous devons nous élever, en tant qu’individus éclairés mais aussi en tant qu’individus rattachés à notre conscience de peuple. Personnellement, et je l’ai toujours dit, je crois que cet affrontement est inévitable, puisqu’il est en réalité le résultat d’un long processus de décontrusction et même d’acculturation de notre identité de peuple et de notre héritage national par nos autoproclamées « élites ». Cela ne veut pas dire que je ne considère pas comme absolument nécessaire de faire entendre la voix de l’unité et de l’honnêteté historique face à ceux, quel que soit leur camp, qui cherchent à transposer une guerre raciale dans notre pays. Cela démontre d’ailleurs les effets néfastes, si certains en doutaient encore, de l’américanisation de notre société. Je juge pour ma part que tout ce qui vient de cet Etat “moderne” est résolument à jeter à la poubelle, où à défaut, qu’il faut se battre viscéralement pour que leur réalité ne devienne pas la nôtre. Je ne dénie pas aux américains le droit de vivre comme ils le souhaitent, en fonction de leur héritage, car ils sont les seuls maîtres de leur destin, mais je réaffirme haut et fort que la France n’est (Dieu merci) pas les Etats-Unis, et que nous n’avons absolument rien en commun. Nous n’avons ni la même histoire (et donc, de facto, pas le même héritage et patrimoine culturel), ni la même vision des rapports humains, ni la même conception de la prétendue « race ». La France ne s’est jamais construite sur une vision racialiste de la société, ce qui n’est pas le cas des Etats-Unis, qui ont eu des lois ségrégationnistes jusque dans les années 60. Les Etats-Unis ont pratiqué l’esclavage sur leur propre sol, ce qui n’est pas le cas de la France hexagonale.

L’idéologie des militants prétendument « antiracistes » de Black Lives Matter ou d’autres mouvances gangrène aujourd’hui une partie de notre classe politique, mais également toutes les hautes sphères de la société : les milieux culturels, artistiques, du show-business, financiers, etc. Ce qui démontre par ailleurs que leur combat n’est absolument pas (même s’ils sont naïvement convaincus du contraire) une menace pour l’Oligarchie dirigeante… Le véritable combat à contre-courant serait de réaffirmer les réalités historiques face à des excités de la race donneurs de leçons de morale… et de siffler la fin de la cour de récréation.
Mettre en parallèle l’affaire du meurtre de George Floyd aux USA et l’affaire des Traoré en France est non seulement un processus malhonnête, car ces deux affaires n’ont absolument rien à voir entre elles, mais également un parallélisme dangereux car reposant sur le seul dénominateur commun entre ces deux individus : leur couleur de peau. Avant de continuer, il convient de rappeler des éléments factuels, incontestables mais pourtant batus en brèche par les militants Black Lives Matter (aux USA comme en France). Aux Etats-Unis et jusqu’en 2008, 93% des crimes commis sur des afro-américains étaient commis par d’autres afro-américains. Ce pourcentage, publié par the Bureau of Justice -puisque les statistiques ethniques sont autorisées aux USA, ce qui marque une nouvelle fois notre différence fondamentale dans la construction de nos rapports sociaux-, est passé à 91% depuis 2008. La réalité est que les afro-américains se tuent entre eux, pour des questions de rivalités de territoire, de gangs, de trafics d’armes et de drogues.
Concernant Adama Traoré, il s’agissait d’un délinquant multi-récidiviste, comme une bonne partie des membres de sa famille. Certains ont même commis des crimes. Il a refusé d’obtempérer à un contrôle de police, et s’est engagé dans une véritable course poursuite avec les forces de l’ordre. Evidemment, rappeler cette réalité n’est en rien une justification ou une manière de relativiser la mort de cet individu. Mais les expertises judiciaires ont été claires : il n’est pas mort du fait de cette interpellation. Que des militants racialistes (et donc racistes) se saisissent de cette affaire pour la mettre en parallèle avec celle de George Floyd est une folie, car ces deux faits divers n’ont rien à voir entre eux et les faits le prouvent. Je considère même, mais ce n’est que mon opinion, que c’est une insulte faite à George Floyd.

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Le chantage victimaire et l’imposture du « privilège blanc ».

Si certains blancs (je suis navré d’avoir à parler ainsi, car j’ai toujours refusé l’ethnicisation du débat mais je suis obligé de reprendre les termes de mes adversaires politiques) sont convaincus de cette hérésie, c’est simplement parce qu’ils sont privilégiés n’ont pas du fait de leur couleur de peau mais de leur classe sociale. Les blancs qui relatent cette thèse loufoque sont en réalité des blancs privilégiés car appartenant à la classe sociale supérieure. C’est leur position de classe qui leur permet de croire en cette thèse et de tenir ces discours ethnomasochistes, et non leur composition génétique. Allez dire à un petit blanc enraciné fils d’agriculteurs ou d’ouvriers au fin fond de la Creuse ou de Limoges qu’il est privilégié… alors qu’il n’aura même pas, ou très difficilement, accès à l’Université ou aux grandes écoles. Je ne suis pas certain qu’il puisse prétendre jouir de ce fameux et fantasmé « privilège blanc » relayé par les plus aisés de la société et vivant dans les grandes métropoles mondialisées.
En réalité, on a créé la lutte des races (comme jadis la guerre des sexes) pour empêcher la lutte des classes et la nécessité de nous interroger sur les véritables problématiques qui se posent à nous collectivement. Partout et en tout temps, les ultra riches ont toujours été non seulement les décisionnaires, mais surtout les véritables responsables des politiques scélérates qui nous ont été imposées, engendrant le chaos et la division pendant qu’ils continuaient à s’enrichir. Ce fut déjà le cas du temps de la colonisation et même de l’esclavage, ces sujets si chers à nos militants racialistes -bien que très peu éclairés et au fait de la réalité et complexité historique de ces sujets-. Moins d’1% de la population française à l’époque avait des esclaves. Ceux qui partaient en bateau pour des contrées lointaines, aux Antilles ou ailleurs, étaient des ultra privilégiés et vivaient déjà en totale déconnexion avec le reste de la population française, pauvre et paysanne.
En conséquence, vouloir aujourd’hui « faire payer » (selon les propres termes des manifestants) ces réalités vieilles de plusieurs siècles est une imposture, une malhonnêteté intellectuelle (une fois de plus) et une insulte. Premièrement parce qu’il n’existe pas de responsabilité collective. Nous n’avons qu’une responsabilité individuelle de nos actes. Ensuite, et c’est une réalité qu’il convient de rappeler inlassablement : parce que tous les peuples du Monde, partout, à travers toutes les civilisations, ont soit colonisé, soit réduit en esclavage ou eu des volontés impérialistes sur leurs voisins. Pourquoi ne parle-t-on jamais de l’Empire colonial japonais, qui a occupé quasiment l’intégralité du littoral chinois pendant des siècles? Des japonais qui ont imposé des prénoms japonais aux coréens? Pourquoi ne parle-t-on pas de la traite négrière par les arabo-musulmans, qui a duré plus de treize siècles et fait, selon certains anthropologues et historiens sénégalais, plus de victimes en Afrique que la traite négrière commise par les occidentaux? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’Empire Ottoman?
Loin de moi l’idée de vouloir relativiser notre Histoire ou de faire porter à d’autres d’éventuelles responsabilités dans les névroses de certains. Je ne suis ni un partisan de la concurrence mémorielle ni un adepte de la pleurniche victimaire ou de la repentance. Je rappelle simplement quelque chose d’historiquement indiscutable : nous avons tous été des colonisateurs et esclavagistes. C’est ainsi. Je regarde l’Histoire dans sa globalité, dans sa complexité, avec toutes ses nuances, et j’accepte par ailleurs toute l’histoire de mon pays, la France, même les heures les moins glorieuses, parce que je ne peux pas changer l’Histoire et parce qu’il convient de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Et parce que je n’ai personnellement colonisé ni déporté personne, et que je n’ai pas à porter la responsabilité de ce qu’un de mes ancêtres aurait éventuellement commis il y a 600 ans. (Une éventualité d’ailleurs très relative voire quasi nulle ayant connaissance de mon héritage familial et également de ma composition génétique…).

Nous vivons une véritable inversion des réalités et des principes. Ces manifestants qui prétendent défiler pour plus de « justice » sont en réalité, consciemment ou non, porteurs en eux d’une vision racialiste (et donc, raciste, car définissant et réduisant l’individu à sa simple appartenance ethnique) et donc animés par la haine et la revanche, considérant qu’il y aurait des victimes sempiternelles face à l’Histoire… et des oppresseurs éternels (à savoir, dans leur esprit, les blancs). C’est une vision profondément raciste, non seulement à l’égard des blancs mais également des noirs, puisqu’ils considèrent qu’être noir serait un désavantage voire un inconvénient absolument majeur et inaliénable dans nos sociétés occidentales pour s’accomplir pleinement. C’est absolument surréaliste, encore plus surréaliste de recevoir des leçons de morale de la part de ces individus. Ces militants, naïfs voire carrément ignorants devant les réalités historiques, veulent transposer l’hyper-violence et la racialisation de la société américaine dans notre société. En tant que français, non de sang mais de coeur, attaché à la vérité et à l’unité nationale, je m’opposerai toujours à l’ethnicisation du débat et à la transposition des réalités -fantasmées ou effectives- américaines dans mon pays. Je m’attacherai toujours à défendre les droits de tous, le bien commun, en dépit des appartenances ethniques, religieuses, sexuelles ou que sais-je encore. Ces divisions sont nocives et nous éloignent des véritables enjeux : l’appauvrissement de notre société (réalité aggravée depuis le COVID19), le déclassement généralisé, les guerres impérialistes et néo-coloniales plus que jamais effectives (dont nos militants Black Lives Matter ne se saisissent jamais), l’insécurité physique et morale qui nous éloigne chaque jour un peu plus les uns des autres.

 

Zemmour, l'outsider identitaire... pas vraiment national.




Il faudrait être jobard ou bien aveugle pour contester la dynamique derrière la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle. De toute évidence, l'écrivain et éditorialiste suscite un certain intérêt -pour ne pas dire un intérêt certain- auprès d'une partie des français et vient bousculer le champ politique en place. Il parviendrait même, et c'est ce qui apparait comme déroutant, à ébranler et fracturer la mouvance nationale... à son profit.
Et c'est précisément sur ce point qu'il convient, à mon avis, de s'attarder, tant Eric Zemmour incarne la trahison de l'espoir et du roman national. Non en raison de ses origines ou de son nom comme peuvent le dire ses détracteurs gauchistes et autres dégénérés acculturés qui ne parviennent même pas à comprendre ni à définir ce qu'est être français, mais bien en raison de ses positionnements idéologiques – et de sa posture en général. Commençons, avant toute autre chose, par rappeler inlassablement que lorsque certains alertaient les français sur les dangers de l'immigration il y a 40 ou 50 ans, Monsieur Zemmour, lui, votait François Mitterand. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas été visionnaire. Quelle ironie de l'entendre aujourd'hui affirmer qu'il est le seul à parler du danger migratoire, et qu'il avait mis en garde avant tout le monde sur ses conséquences... 

Reconnaissons tout de même à Eric Zemmour une qualité : celui d'avoir permis l'émergence de débats jusqu'alors interdits sur la place médiatique... ou, s'ils n'étaient pas directement prohibés, ils étaient en tout cas sévèrement réprimés, raillés ou méprisés par la doxa dominante et autres petits milieux parisianistes bien-pensants. Eric Zemmour a incontestablement apporté une bouffée d'oxygène il y a une dizaine d'années dans un environnement médiatique objectivement standardisé -et donc de facto stérile-, asphyxiant le débat et le pluralisme des opinions. C'est d'ailleurs ce qui a constitué, en partie, son succès et son ascension médiatique. Mais il apparait aujourd'hui paradoxalement comme celui qui "pollue" le plus le débat et la vie politique française.

L'immigration, seule et unique préoccupation de Zemmour, était omniprésente dans les premières semaines de campagne, à tel point que tous les autres sujets essentiels aux yeux des français mais aussi -et surtout- à l'avenir de la nation commençaient progressivement à être occultés. La campagne identitaire, exclusivement portée sur la thématique migratoire, tant chérie par les forces anti-nationales qui agissent dans l'ombre pointait paisiblement le bout de son nez, au grand dam des français.
S'il apparait absurde et insensé de ne pas reconnaître les méfaits terribles de l'immigration anarchique dans notre pays, du renoncement des élites françaises à faire aimer et respecter la France, de l'erreur fondamentale qu'a été l'abandon de l'idée d'assimilation et qui a conduit à l'enfantement d'êtres déracinés, acculturés, voire à de véritables ennemis de l'intérieur; il apparait comme déconcertant et même fâcheux de n'en faire que la seule et unique préoccupation des français.
A l'heure où il y a un consensus sur le constat dramatique de la réalité de l'immigration dans notre pays -à l'exception de l'extrême-gauche qui nie ces réalités pour des raisons strictement électorales-, Zemmour parvient aujourd'hui, par ses outrances et ses excès, à diviser à nouveau les français sur cette problématique. Il est assez déplorable, à mes yeux, de constater qu'une partie des français, légitimement excédée par la situation explosive de l'immigration et de la délinquance dans notre pays -qui n'a de cesse d'empirer après chaque mandat- préfère s'en remettre à l'exubérance et à la surenchère délibérément provocatrice plutôt qu'au pragmatisme et à la concorde.
Si les français se sentent à juste titre dépossédés de leur propre pays et trahis par leurs élites dirigeantes, s'engouffrer dans cette chimère identitaire et céder à l'ivresse de la radicalité, au moment même où le pays n'a jamais été aussi excédé et fragmenté que par la gouvernance macroniste, m'apparaît être une erreur et probablement une issue fatale pour les français.

Notre salut ne passera que par la concorde, par l'union de toutes les forces vives et patriotes de la nation, et assurément, je le répète de manière intarissable, par la déconstruction des carcans idéologiques qui nous ont été imposés par le Système ou dans lesquels nous nous sommes nous-mêmes sciemment enfermés.

Mais il ne peut y avoir d'union sans paix sociale et de paix sociale sans union, tout comme il ne peut y avoir de paix sociale sans, précisément, défense du tissu social, du pays réel, abandonné par nos politiques, préférant défendre leurs intérêts catégoriels, privés, et garantir la pérennité de leur caste. Une caste politique à laquelle appartient Eric Zemmour, bien qu'il affirme vouloir la combattre.

Le candidat du camp libéral.


S'il n'est pas véritablement opportun d'attaquer Eric Zemmour sur les innombrables dîners mondains auxquels il a participé en vingt ans de carrière comme journaliste politique, cacher ou minorer l'influence qu'ont eu sur lui ces rencontres mondaines avec les plus grandes éminences -et parjures- de la nation ne seraient pas non plus honnête intellectuellement. Tout le monde ne déjeune pas avec pas Bernard Henri-Lévy, Jacques Attali, Patrick Buisson, Alain Finkielkraut ou encore Charles Gave tous les jours. Il est évident qu'évoluer dans de pareilles sphères vous façonne, tant que cela façonne votre réseau et vous permet de parfaitement comprendre les rouages du Système politique et les codes de l'oligarchie au pouvoir. 

Sur le plan économique, d'ailleurs, ces prises de position ne sont souvent guère différentes de celles mises en oeuvre ou rêvées par nos (autres) élites néo-libérales. C'est le cas, par exemple, du positionnement d'Eric Zemmour sur l'âge légal de départ à la retraite, qu'il souhaite faire passer à 64 ans, dans la droite ligne de François Fillon qui formulait également cette proposition dans son programme de 2017. Macron, quant à lui, souhaite le faire passer à 65 ans.
Il envisage par ailleurs, comme Emmanuel Macron, d'augmenter la durée du temps de travail pour dépasser les 35 heures... faisant fi d'ignorer (ou ignorant vraiment) que cela est déjà rendu possible par disposition légale ou par convention collective et que rares sont les salariés du privé qui, en réalité, se contentent de travailler 35 heures par semaine. Rappelons une chose : s'attaquer à la durée légale du travail ne sert à rien et ne permettra pas le retour à l'emploi des personnes aujourd'hui sans activité. L'urgence est d'augmenter le nombre de travailleurs, et particulièrement de voir augmenter le taux d'activité des jeunes et des seniors.
Quel est l'intérêt d'augmenter le temps de travail ou d'allonger l'âge légal de départ à la retraite quand on sait qu'un nombre toujours plus élevé de "seniors" se retrouvent au chômage et arrivent à la retraite sans jamais avoir pu retrouver un emploi? 
Et demain? Que décideront ces néo-libéraux qui, bien souvent, n'ont jamais concrètement rien fait de leur vie sinon vagabonder d'un poste surrémunéré à un autre dans la haute fonction publique? Jusqu'à quel âge faudra-t-il travailler, mener une vie de labeur pour espérer, un jour, peut-être (et cette réalité est de moins en moins certaine, déjà trop souvent rendue impossible) pouvoir se reposer et vivre dignement des fruits de son travail? 

Notons également le revirement soudain du candidat Eric Zemmour sur la question du pouvoir d'achat. S'il semble désormais s'y intéresser et formuler quelques propositions (plutôt fantaisistes) en la matière, lui et ses équipes affirmaient jusqu'en novembre que "parler du pouvoir d'achat, c'était mépriser les français", et qu'il ''n'était pas là pour parler de l'urgence du pouvoir d'achat". A cette même période, il reprochait d'ailleurs à Marine Le Pen d'avoir démarré sa campagne sur ce thème, la qualifiant de "femme de gauche" et allant même jusqu'à qualifier son électorat de "ghettos d'ouvriers et de chômeurs". Un mépris de classe qui n'est pas sans rappeler celui d'Emmanuel Macron, ce qui n'a rien de surprenant quand on connait l'entourage proche d'Eric Zemmour.


Les milieux d'argent et réseaux communautaires


Qu'il est pour le moins déroutant et ironique de s'apercevoir que les principaux soutiens d'un autoproclamé défenseur de la "France éternelle" sont tous issus des milieux d'affaires, et notamment de Rothschild. Son ami Julien Madar, en charge du financement de l'association des Amis d'Eric Zemmour, est un ancien banquier d'affaires de Rothschild. Jonathan Nadler, à la tête de la cellule économique aux côtés de Philippe Izraelewicz (promoteur immobilier et ex colistier de Valérie Pécresse aux régionales de 2010), a lui aussi travaillé chez Rothschild. Quant à ses soutiens publicitaires et à ses équipes de communicants, ils sont tout autant fortunés... et communautaires.
Quelle crédibilité a donc Eric Zemmour lorsqu'il tente de s'adresser aux milieux populaires? Milieux, qui, par ailleurs -si l'on en croit les différentes enquêtes d'opinion- ne sont pas enclin à voter pour lui, mais bien en faveur de sa principale concurrente. Ne nous y trompons pas, son programme économique a été conçu par des ultra-riches pour les ultra-riches : grandes entreprises, grands patrons, grands groupes immobiliers, bref, tous ceux que Emmanuel Macron s'est évertué à cajoler pendant sept ans (cinq ans en tant que Président de la République Française, et deux ans en tant que Ministre de l'Economie sous Hollande).
Pour le reste, son important patrimoine immobilier, exclusivement parisien, illustre également cette tartuferie et l'antinomie entre le discours, qui se veut enraciné, et les actes, qui eux, témoignent d'un attachement pour le moins relatif à nos milieux ruraux ou à la province en général. Eric Zemmour, chantre de l'enracinement, qui se veut le nouveau porte-voix des petites gens, n'a pas daigné -malgré sa fortune colossale- investir dans nos campagnes. Paris d'abord!


Les valeurs (pas franchement) traditionnelles


Enfin, difficile de ne pas conclure sur l'une des contradictions majeures du candidat Eric Zemmour et peut-être la plus discréditante : son idylle avec Sarah Knafo. Après avoir célébré durant des années, sous les feux des projecteurs, les "valeurs traditionnelles" et défendu (du moins publiquement) la structure familiale elle aussi traditionnelle, nous savons désormais que son coeur bat pour une autre femme que celle avec laquelle il est marié, et mère de ses trois enfants. Une femme de 35 ans sa cadette. Certains diront que cela relève de sa vie privée et ils auront raison, mais dans la mesure où cette idylle est rendue publique et officielle, et compte tenu, une fois de plus, de ses prises de position et engagements passés, on ne saurait camoufler cela et ne pas y voir un nouvel antagonisme... ou renoncement?
Si Eric Zemmour a pu, avec justesse et souvent avec courage, dénoncer les attaques successives faites à la famille traditionnelle par nos élites "progressistes" et mondialistes, dont le but est clairement d'aller toujours plus loin dans la déconstruction de la cellule familiale (et, à travers elle, de ce que nous sommes, de notre civilisation); il apparait comme ostensiblement inconvenant et trompeur d'agiter ces valeurs quand on les enfreint et piétine soi-même.
Il ne peut y avoir de critique légitime du dit "progressisme", de ses méfaits, et de défense d'un conservatisme plein et entier sans que nous nous interrogions sur nos propres renoncements ou nos propres contradictions. La déliquescence de notre société n'est pas entièrement imputable aux politiques -certes contestables- défendues et appliquées depuis des décennies par nos autoproclamées élites, elle est aussi le reflet de nos lâchetés individuelles et collectives. Déconstruire la pensée "progressiste" implique avant tout la réappropriation de ce que nous sommes et que nous avons cessé d'être, une exemplarité dans nos comportements, une rigueur de vie et une droiture... qui semblent échapper à notre chantre de la "France éternelle" !

Le néo-féminisme, une arme de destruction massive au service de l’Homme nouveau. En marche vers le Nouveau Monde.



L’avènement du règne néo-féministe sous lequel nous vivons aujourd’hui -et auquel nous sommes contraints de nous soumettre- a commencé en Mai 68, bien que les racines de cette idéologie soient plus anciennes. Nous devons aujourd’hui compter le néo-féminisme comme une des armes les plus sournoises des architectes du mondialisme, dont l’aspiration première n’est plus à présenter car ils s’en galvanisent eux-mêmes : créer un « Homme nouveau », hors-sol, non plus enraciné mais déraciné, « délivré » (selon leur définition des choses) de ses attaches culturelles, religieuses, nationales, familiales. Débarrassé aussi d’une identité de genre (normalement inhérente et indissociable du corps sexué pour toute personne raisonnablement constituée et sur lequel les délires modernistes sont sans effet), paralysant -selon eux, toujours- la construction de cette nouvelle identité unique et collective. Le but ultime n’est plus non plus à cacher : l’Homme nouveau ne doit présenter aucun obstacle au commerce. Il doit être à l’image du système capitaliste globalisé et demeurer un être robotisé, un simple consommateur interchangeable… et « libre ». En réalité, totalement sous le joug d’une idéologie et de politiques meurtrières qui le conduiront lentement à sa mort, jusqu’à la mort de sa civilisation puis in fine de l’humanité toute entière si aucun réveil des peuples ne s’opère.

Le néo-féminisme donne le ton : il faut "déconstruire" les identités sexuelles et sociales pour établir, affirment ses lieutenants, l’égalité homme-femme. Oubliant, consciemment ou non, de préciser la suite logique de ce combat, qui vise à annihiler toutes les différences entre les hommes et les femmes pour créer cet Homme nouveau. C’est une hérésie, en premier lieu sur le plan biologique, puisque les hommes et les femmes ne sont pas égaux, ni physiquement ni psychiquement. A titre d'exemple, le fort taux de testostérone des hommes leur donne naturellement un taux plus élevé de stéroïdes anabolisants, plus d’hémoglobines, une masse musculaire plus importante, ce qui les rend biologiquement plus performants dans la plupart des sports. A l’inverse, si les femmes sont plus performantes dans des sports d’endurance comme la natation, c’est parce que leur masse musculaire est biologiquement moins importante que celle des hommes, et que leur gras leur permet de flotter. Nier les différences entre les hommes et les femmes revient à nier ce qui est non seulement naturel et prouvé par la science, mais également à rejeter en bloc ce qui a fondé notre civilisation, et même l'histoire toute entière de l'humanité. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux et n’ont pas à le devenir. Cette volonté acharnée de construire une fausse égalité sur la déconstruction de nos identités respectives vise en réalité à détruire la complémentarité. Car si l’homme et la femme ne sont pas égaux, ils sont pour autant intrinsèquement complémentaires et se doivent beaucoup mutuellement. A l'heure du tout commerce, où toute norme commerciale doit être transposable d'une entité à une autre, cette réalité naturelle est un obstacle insupportable aux tenants du "progrès" et autres détracteurs de l'humanité à l'instar de Macron ou de son père spirituel Attali. Ces architectes du "progrès" se servent du néo-féminisme comme une arme sournoise pour accélérer le processus de destruction sous couvert de lutte pour l’égalité et de « progressisme ». Les mêmes qui vantent à longueur de journée le « progrès » sont les mêmes qui défendent des ignominies modernistes comme la GPA ou le transsexualisme, dont la finalité est assurément d'entretenir la logique marchande, à travers l'exploitation de la misère ou d'un mal-être identitaire.

Critique du progressisme.



Le salut passera par la déconstruction des carcans idéologiques qui nous ont été imposés par le Système ou dans lesquels nous nous sommes nous-mêmes enfermés. Il ne peut y avoir de critique légitime du dit "progressisme" et de défense d'un conservatisme plein et entier sans que nous nous interrogions sur nos propres renoncements ou nos propres contradictions. La déliquescence de notre société n'est pas entièrement imputable aux politiques -certes contestables- défendues et appliquées depuis des décennies par nos autoproclamées élites, elle est aussi le reflet de nos lâchetés individuelles et collectives. 

Déconstruire la pensée "progressiste" implique avant tout la réappropriation de ce que nous sommes - et que nous avons cessé d'être. Par essence, le "progressisme" ne fait que répondre à des intérêts catégoriels, flatter et combler les désidératas de chacun, faisant fi -et méprisant- le bien commun et l'intérêt général. Cette exaltation du "moi-je" consuméro-jouisseur, défendue et promue depuis des décennies par les forces anti-nationales, nous a respectivement éloignés de notre identité de peuple, et de peuple solidaire, soucieux du bien-être de son prochain. Le "progressisme" est intrinsèquement antinomique avec les principes de base de toute société qui se prétend éduquée ou "civilisée" précisément car il rejette toute idée d'appartenance à une communauté nationale au profit de l'individu. Il s'oppose non seulement à l'héritage et à l'idée de transmission, mais également au principe d'altruisme, qui devrait être, selon moi, un principe de bon sens. Le "progressisme" nous a conduit à la déshumanisation de notre société et aujourd'hui à l'ensauvagement de notre nation.

Le "progressisme" se drape toujours dans des considérations humanistes pour duper la population et laisser penser que tout individu qui s'oppose au "progrès" est nécessairement l'ennemi de la modernité, réactionnaire, fasciste, et finalement, un ennemi à l'intérieur de la nation qu'il faut diaboliser et combattre.
Les tenants du "progrès" ne reculent devant rien pour asseoir leur hégémonie idéologique et politique. Ils paralysent, hystérisent ou tout simplement censurent tout débat sortant du cadre de la pensée unique ou remettant en cause l'ordre établi afin que rien ne change et que la marche forcée vers le Nouveau monde ne perde pas de sa vitesse.

En tant que fervent opposant à ce projet mondialiste déshumanisant, je n'ai pas peur d'assumer et même de revendiquer mon côté conservateur et d'appeler au combat idéologique... car nos vies en dépendent. Tous ceux qui s'opposent à disparaître collectivement (en perdant leur identité de peuple) et individuellement (en se faisant aspirer dans ce magma mondialiste à travers la corruption de leurs âmes) ont à mon sens le devoir de revendiquer leur conservatisme.



A suivre.

Je suis une entrave à leur appétence dévorante, un visage étranger qui se libère de toute convoitise, qui se dessine et se défait, vitupérant contre l'obscurantisme amoureux avec l'organe de l'enjôlement. Je parcours les regards incongrus ainsi que les bouches desséchées avides de suprématie charnelle et je condamne chacune de leurs paroles inertes face au pilier qui supporte mon aspiration première. Il m'est inévitable d'octroyer une attention particulière à l'image, peu importe qu'elle soit source de fantasmes nauséeux ou d'intentions insidieuses; ma posture nourrie d'aplomb se doit de rester la même, j'agis par la voix du chaos et pour le leur, sans jamais cheminer autrement qu'avec mon désir de devancer leur ignominie suintante. La profusion des regards sous l'éclairage printanier ou bercée par l'ivresse nocturne me bouscule dans un état d'aversion quasi-aliénant qui ne peut se renverser en satisfaction jouissive que lorsque je serai parvenu à ancrer un peu de mon chaos dans leurs pupilles désireuses de mort.

23 Avril 2011. VJ
Parenthèse sur le nationalisme libérateur.

« Ce nationalisme est une doctrine et une action politique qui visent à l'indépendance d'une nation lorsqu'elle est placée sous une domination étrangère. (...) Le nationalisme s'appuie alors sur l'unité historique, culturelle, linguistique de la population. Il est fondé sur le principe d'autodétermination des peuples ("droit des peuples à disposer d'eux-mêmes"), avec pour conséquence la souveraineté populaire et l'indépendance de l’État sur un territoire national. ».

Du haut de l'arrogance je ne sais plus sourire.

Je fus et resterai...

L'enfant des mots arides,
Le vieil homme aigri reniflant l'odeur fétide,
Posté devant sa fenêtre, face à l'aversion.
Les élégies berceuses d'enfance auront raison
De ces souffles retenus et des artifices
Qui passent les saisons mais qui gagnent le vice.

L'animal solitaire, contemplatif ingénu
Sur le sol des repentirs aujourd'hui mis à nu,
Découvrant l'appât comme il rend sa vie
Hiératique puis trépidant devant l'oubli.

Je suis le pantin dans l'harem, contraint aux mimes,
Vadrouillant au travers des lignes et des mémoires,
Scélérates à jamais, bien que compensatoires.

Empanaché sur le chemin de la transparence,
Se collant contre la terre, oubliant l'exigence
Scintillant toujours sur les plafonds révélés,
De ce sourire comme de ce sang mal enveloppés.

(...)

Les ruines d'antan édifient le vacarme nocturne
D'un ingrat pensant aux désopilantes infortunes,
Où s'éveille l'incompétence des plaisirs désarmés
Pareille à l'immuable apathie aux jours enlacés.
La prunelle aveuglée et silencieuse, habituée
Aux partisans d'une démence invétérée
Renferme l'amer souvenir d'un mot délié
Autant que l'importune perle au parfum désabusé.

Ennemi du sommeil, invité d'honneur
Aux grisants regards, nuisibles à cette heure
Il suffit d'une nuée sur mes pas déchus
Pour voir en cette nuit un homme rendu.

Contre les herbes éclairées par le crépuscule, dans la clameur des mémoires, je fais appel à vous, qui brillez d'infamie à l'égard du printemps, comme jadis dans le silence du jour, liant le rival à la vie comme à la mort. Bagages dispersés, je fuis l'azur autant que la lumière surgit, pour vous appeler encore et toujours et trembler de ne plus vous percevoir, à genoux comme un homme qui s'essouffle et qui revit, veillant pour mieux contempler l'horizon qui s'avance.


12/08/2013. VJ.